Comment comprendre la technologie NAND

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La NAND, ou porte NAND, est un concept fondamental de l’électronique numérique, omniprésent. Si vous avez déjà bricolé avec des circuits logiques, vous savez que la NAND est une porte logique qui renvoie la valeur « vrai » (ou 1) dans presque tous les cas, sauf lorsque toutes les entrées sont à 1. C’est l’abréviation de « Not-And », ce qui prend tout son sens une fois qu’on a pris le coup de main. En fait, c’est l’inverse d’une porte ET.

Alors, pourquoi s’en soucier ? Non seulement la porte NAND constitue la base de la plupart des circuits numériques, mais elle est aussi extrêmement flexible. Curieux ? Car avec suffisamment de portes NAND câblées ensemble, on peut construire à peu près n’importe quelle autre porte logique, comme des fonctions OU, ET, OU exclusif, et même des fonctions plus complexes. C’est ce que signifie « complétude fonctionnelle » : en gros, si vous avez la porte NAND, il vous suffit d’en avoir plusieurs pour créer tout le reste de la logique numérique. Plutôt fou, non ?

Comment les gens utilisent réellement les portes NAND

Dans le matériel réel, les portes NAND ne sont pas que des outils théoriques : elles sont présentes dans la plupart des puces et circuits. Elles acceptent au moins deux entrées et fournissent une sortie basée sur cette logique « Non-Et ».Dans certains cas, les portes NAND ont plus d’entrées, comme 3, 4, voire 8, selon les besoins de la puce. Cependant, la règle fondamentale reste la même : si toutes les entrées sont à 1, la sortie est à 0 ; sinon, elle est à 1.

Cette propriété les rend particulièrement utiles pour la conception de fonctions numériques complexes. Par exemple, lors de la construction d’une simple cellule mémoire ou même d’une bascule, les portes NAND entrent en jeu. Elles sont également très présentes dans les microcontrôleurs et les cœurs de processeur, car elles sont très efficaces et faciles à produire à grande échelle.

Attention : Vous trouverez des portes NAND sur un circuit intégré ou un circuit imprimé. Elles nécessitent généralement trois plots principaux : deux pour les entrées et un pour la sortie. Lors du câblage, il est courant de voir plusieurs entrées connectées ensemble pour une seule porte. Sur certaines configurations, vous pouvez même voir une rangée de NAND combinées pour créer des circuits plus élaborés. C’est assez amusant de voir comment de minuscules composants logiques s’assemblent pour réaliser une tâche aussi complexe que le fonctionnement d’un processeur.

Qu’est-ce que le NAND théorique ?

La plupart du temps, quand on parle de NAND, on fait référence aux portes physiques – de petites puces de silicium intégrées à nos appareils. Mais mathématiquement, la NAND est une fonction booléenne, formalisée dès 1913 par Henry Sheffer. C’est une simple opération logique : on prend les entrées, on suit la table de vérité et hop, on obtient la sortie.

Table de vérité NAND

C’est là que les choses deviennent concrètes. La table de vérité explique toutes les combinaisons d’entrées possibles et leurs sorties correspondantes :

  • Si les deux entrées sont à 0, la sortie est à 1
  • Si une entrée est 0 et l’autre 1, la sortie est 1
  • Si les deux entrées sont à 1, la sortie est à 0

Oui, c’est aussi simple que ça. Le plus fou, c’est qu’on peut empiler plusieurs portes NAND pour imiter d’autres fonctions logiques. Envie d’un XOR ou d’un XNOR ? Il suffit de connecter quelques NAND selon des arrangements spécifiques – parfois cinq ou plus – pour obtenir cette logique exacte. Je ne sais pas pourquoi ça fonctionne, mais apparemment, c’est ainsi que de nombreux processeurs modernes sont conçus à l’échelle microscopique.

Sur certaines machines, le câblage peut s’avérer complexe. On pourrait croire que c’est simple, jusqu’à ce qu’on réalise que les configurations correctes peuvent s’avérer assez complexes, surtout pour les portes plus avancées comme XNOR. Cependant, savoir qu’un seul type de porte peut tout faire rend la conception de circuits un peu moins intimidante.

Conclure

La NAND est une porte logique très polyvalente (abréviation de « Not-And ») et constitue l’épine dorsale de la plupart des systèmes électroniques numériques. Inverse de la NAND, elle possède une propriété intéressante appelée « complétude fonctionnelle », qui permet de construire n’importe quelle autre porte simplement en combinant des NAND. On les trouve dans les processeurs, les puces mémoire et presque tous les composants numériques.

Oui, la plupart d’entre nous n’ont probablement pas besoin de construire un processeur directement à partir de portes NAND, mais c’est assez époustouflant que ce soit techniquement possible. Si vous êtes passionné d’électronique ou souhaitez comprendre le fonctionnement des ordinateurs, comprendre la NAND est un excellent point de départ. C’est simple, puissant, et ce n’est pas pour rien qu’on la trouve partout.